Tina Unterberger im Interview mit ESKA Gloves
#Sports

L’interview avec Tina Unterberger

#Sports

Comment en es-tu venue à la luge sur piste naturelle et d'où vient ton surnom de « puce de la luge » ?

Chez moi, à Bad Goisern am Hallstättersee, jadis, la luge sur piste naturelle était quasiment une instance (remarque : Gerhard Pilz 5 fois champion du monde, Reinhard Beer 2 fois champion du monde, les deux sont de Bad Goisern). En 1994, ma famille et moi avons assisté au championnat du monde à Goisern. Le sport était déjà fascinant pour moi, déjà en étant spectatrice fan et après un entraînement d’essai, j’ai fait ma première course internationale en 1996… et je suis pratiquement resté accrochée ;), maintenant, je fais partie des anciennes.

En parlant de la puce de la luge…ce surnom, je le dois, surprise, surprise, à ma taille…avec mes 159,5 cm et mes 49 kg, je suis une des plus petites et des plus légères de la liste des partants internationale…ça fait longtemps que j’ai abandonné tout espoir de grandir encore…tout au plus en largeur 😉

Quelle est la différence entre les pistes de luge naturelles et les pistes traditionnelles ?

On peut facilement comparer les pistes de ski normales et celles de ski de la Coupe du monde FIS. Les lugeurs sur pistes naturelles descendent sur des pistes totalement glacées et pentues et qui sont sécurisées dans les parties extérieures des virages par des planches en bois (appelées aussi mur de planches). Pour cette raison, le matériel (rails) est affûté comme une lame de couteau pendant des heures à la main par mon préparateur et la luge est une fabrication spéciale et provient d’une entreprise spécialisée italienne. Ici aussi on peut faire la comparaison avec le ski alpin… Nous, « simples mortels », serions vraisemblablement incapables  de maîtriser les skis high tech des skieuses/skieurs de la coupe du monde, mais du point de vue aspect et de la technique de base, on ne voit pas beaucoup de différence au premier coup d’œil.

Pour nous, sur la piste naturelle, le port du casque est obligatoire, ce que je recommanderais de toute façon à chaque lugeuse/lugeur. Au départ, nous nous aidons de deux poignées et nous accélérons ensuite avec des  « coups de pingouin » supplémentaires. Pour ce faire, nous enfonçons nos pointes (=pointes métalliques placées sur les gants) 3 à 4 fois dans la glace, ce qui génère encore plus de vitesse. Avec le transfert du poids dans les virages et en tendant la main côté intérieur du virage, nous obtenons ce mouvement de manœuvre qui n’est pas différent de la luge populaire. C’est là que le choix des gants est primordial car, d’un côté, la protection est extrêmement importante pour les doigts mais de l’autre, il faut que la sensation de prise soit garantie sur les courroies de direction. Afin de doser la vitesse avant les virages (comme pour la conduite automobile), nous avons des clous sur les semelles de nos chaussures. Ils s’enfoncent dans la glace pour freiner, et nous avons aussi besoin de ces gants en cuir (incroyablement esthétiques et argentés) pour porter notre luge (14 kg) au départ. Nous examinons avec précision la piste de glace et comment elle évolue (comme pour le slalom, les rails aiguisés comme des lames de couteau créent des rainures et des cuvettes sur la ligne idéale et celles-ci peuvent être décisives dans la chasse aux centièmes de seconde).

Comment te prépares-tu pour la course et comment t’habilles-tu ?

Après l’inspection de la piste et l’échauffement, je refais le trajet mentalement encore une fois et je me concentre sur les points névralgiques. (Points de freinage et virages, ligne idéale etc.). Ensuite, je porte ma luge jusqu’à la cabane de départ, c’est là que sont contrôlés les éléments de sécurité, le poids et les rails sont mesurés (température, inclinaison,…). Lorsque l’athlète avant mois a démarré, je contrôle encore une fois la trace de départ, j’ajuste ma luge et je m’assois dessus. Ensuite, je contrôle encore une fois la position du casque et des lunettes, je vérifie si la plaque de clous est propre et je resserre mes gants. Je repasse encore une fois rapidement la piste dans ma tête, je me tape sur les cuisses, je respire à fond et j’attends que le feu de départ passe au vert. Ensuite, on a 15 secondes pour préparer son départ – mais, la plupart du temps, je suis déjà partie !

Vêtements:

  • Casque avec les lunettes de ski adaptées
  • Gants ESKA avec pointes
  • Combinaison de course, dessous un long vêtement fonctionnel et des protège-mollets
  • Des chaussures de freinage avec des clous (« superfancy » et aussi super-froides car les chauffe-orteils de TheHeatcompany me sauvent souvent la vie)

Quelles idées te viennent à l’esprit quand tu descends en luge ou bien es-tu à chaque fois focalisée sur la descente ?

En fait, j’ai beaucoup de choses en tête. La plupart du temps, j’analyse après un virage comment je l’ai passé (matériau, piste, point d’entrée, vitesse, position,….) et comment passer les prochains virages. Donc, comme le dit ma psychologue du sport, j’essaie d’être dans l’ici et le maintenant et de descendre de virage en virage. Mais en même temps, je dois collecter des informations pour mon préparateur afin que nous puissions continuer à travailler sur l’équipement. Les mauvaises langues prétendent que lorsque j’étais petite (c’est-à-dire jeune), je cherchais souvent du regard mes parents ou mes connaissances, et parfois même que je leur faisais signe en passant (la présomption d’innocence s’applique).

À ton avis, quelles sont les meilleures pistes de luge ?

Pour moi, les meilleures pistes de luge sont celles qui datent un peu. Au niveau du parcours, elles sont la plupart du temps très rapides, pentues et très exigeantes au niveau technique. La piste de l’Oberperfuss (T)par exemple n’a pas pour rien son surnom de : couloir des lugeurs sur piste naturelle.

J’aime aussi le parcours parallèle de  Kühtai. Ici, chaque année, pour la coupe du monde, une nouvelle piste est préparée dans la piste de ski. Cela signifie qu’à chaque fois elle est différente au niveau du parcours, on peut difficilement s’y entraîner avant la course et comme les organisateurs veulent généralement se surpasser, la piste est de plus en plus exigeante !

Quels ont été tes plus grands succès ?

  • Ma première coupe du monde
  • Championne du monde par équipe et championne d’Europe
  • Médaille de bronze aux championnat du monde et championnat d’Europe

À quoi ressemble ton entraînement en été ?

C’est bien connu, les lugeurs se font en été, donc, dès la fin du printemps, nous commençons la préparation de mise en condition pour la prochaine saison d’hiver. De plus, en été, nous utilisons la possibilité de faire quelques descentes sur le goudron avec des luges à roulettes. (avec le même appareil, le même mouvement de direction et de freinage, avec 10 roulettes de skate à gauche et à droite).

As-tu des astuces ?

Même si l’ambiance est sympathique : Boire ou conduire, il faut choisir ! 

Autres astuces :

Den ein oder anderen Trick zeig ich euch gerne persönlich!